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Dates-clés

Les dates-clés de la vie du chevalier de SAINT-GEORGES

25 décembre 1745 – Naissance de Joseph Bologne à La Guadeloupe, fils de Nanon, née sur l’île vers 1723 et de Georges de Bologne Saint-Georges (1711- 1774).

Décembre 1747 – Georges de Bologne Saint-Georges quitte Basse-Terre précipitamment après un duel au cours duquel il a tué son adversaire.

Mai 1748 – Georges de Bologne est condamné à mort par contumace, à la confiscation de tous ses biens et à être pendu en effigie sur la place de Basse-Terre.

1750 – Retour de Georges de Bologne à la Guadeloupe avec Nanon et Joseph après un séjour de deux années à Angoulême chez son frère Pierre.

1753 – Alors que Joseph n’a que huit ans, M. de Bologne décide de faire donner à son fils une éducation de jeune aristocrate et part avec lui pour la France.

1755 – Georges va chercher Nanon à la Guadeloupe et elle vit désormais à Paris avec son fils sous le toit de Georges de Bologne.

1758 – Avant de repartir pour La Guadeloupe, Georges de Bologne place son fils en pension chez Nicolas Texier la Boëssière – homme de lettres et excellent maître d’armes – qui va coordonner les études de Joseph, alors âgé de treize ans.

1758 – 1764 – Séjour chez le maître d’armes La Boëssière : Saint-Georges suit des cours de lettres et de musique. Il étudie le violon et excelle dans tous les exercices du corps : la danse, l’équitation le patinage, la natation et surtout l’escrime.

10 mai 1763 – M. de Bologne achète pour son fils une charge de « Conseiller du Roy, contrôleur ordinaire des guerres » qui lui donne droit au titre d’écuyer.

1er juillet 1764 – Joseph de Saint-Georges, écuyer, est inscrit sur les registres des gendarmes de la garde du Roi.

1769 – Saint-Georges devient le premier violon du Concert des Amateurs, l’un des meilleurs orchestres d’Europe.

1773 – Il dédie sa première œuvre, Les Six Quatuors à cordes, opus 1, à Monseigneur le Prince de Robecq, son protecteur. Il succède à Gossec à la tête du Concert des Amateurs.

1775 – Candidat pour diriger L’Académie Royale de Musique, il en est évincé lorsque deux chanteuses, Sophie Arnould et Rosalie Levasseur, ainsi qu’une danseuse, Marie-Madeleine Guimard, adressent un placet à la reine pour « représenter à Sa Majesté que leur honneur et la délicatesse de leur conscience ne leur permettraient jamais d’être soumises aux ordres d’un mulâtre ».

1777 – Saint-Georges devient le directeur du théâtre de Madame la Marquise de Montesson et le maître de cérémonie de son salon.

1773 – 1784 – C’est durant cette période qu’il compose la plupart de ses œuvres : concertos, symphonies, symphonies concertantes et sonates, gravés par les meilleurs éditeurs de l’époque. Il écrit une centaine de « Romances », poèmes chantés sur une thématique de l’amour.

1777 – Son premier opéra, Ernestine, présenté devant la Reine au Théâtre des Italiens, est un échec. Toutefois, si la musique de Saint-Georges est appréciée, en revanche le livret écrit par Choderlos de Laclos est jugé insipide.

1780 – Saint-Georges présente L’Amant Anonyme, l’un des sept opéras qu’il a composés mais le seul qui nous soit parvenu.

1781 – Le Concert des Amateurs cesse ses activités.

1782 – Création par Gossec du Concert de la Société Olympique, l’une des fondations du Grand Orient de France dont le Grand Maître est le futur Philippe- Egalité.

1785 – Saint-Georges, au nom de La Société Olympique, commande six symphonies à Joseph Haydn, connues sous le nom de Symphonies Parisiennes.

1787 – Il conduit l’orchestre qui joue ces Symphonies Parisiennes pour la première fois.

9 avril 1787 – Saint-Georges croise le fer à Carlton House avec le chevalier d’Eon en présence du Prince de Galles, le futur George IV.

1789 -1791 – Saint-Georges s’engage dans La Garde Nationale avec le grade de capitaine et s’installe à Lille. Il donne plusieurs concerts dans cette ville.

7 septembre 1792 – il devient colonel de La Légion Franche des Américains et du Midi, en partie composée d’Afro-Antillais. Ce régiment se bat contre les Autrichiens.

Mai 1793 – Accusé injustement de malversations et suspecté de sympathies royalistes Saint-Georges comparaît devant le Tribunal Révolutionnaire.

Septembre 1793 – Saint-Georges est destitué de son commandement et incarcéré à la maison d’arrêt d’Houdainville (Oise) pendant une année.

Octobre 1795 – il est définitivement révoqué de l’armée.

De 1795 à 1797 – Saint-Georges disparaît des cercles parisiens. Plusieurs biographes du Chevalier affirment que durant cette période, il a séjourné à Saint- Domingue où il rencontre Toussaint Louverture. Toutefois, le séjour de Saint- Georges à Saint-Domingue est source d’incertitude.

1797 – Il dirige Le Cercle de l’Harmonie, établi au Palais Royal.

10 juin 1799 – Mort de Saint-Georges à Paris. Il est inhumé au « Temple de la Liberté et de l’Egalité » appelé auparavant L’Eglise Sainte Marguerite.